Revêtements routiers écologiques

Sujets

Agnès LESCA
le 4 février 2014 à 14:03

Revêtements routiers écologiques

Bonjour,
Pour avoir des « billes » face à certains discours sur les revêtements utilisés sur les aménagements routiers ou cyclables, les services techniques de l’agglomération sont à la recherche de renseignements sur la qualité écologique des dits revêtements.
Auriez-vous des informations à me communiquer ? Comment pratiquez-vous sur ce type de marchés ?
Je vous remercie de votre partage d’expériences.
Cordialement,
Agnès LESCA
Responsable Commande Publique
Lorient Agglomération


Béatrice ANGOT
le 5 février 2014 à 09:41

info CG29

Bonjour,

Nous travaillons au CG29 sur un projet de Convention d’engagement volontaire des acteurs de conception, réalisation et maintenance des infrastructures routières, voirie et espace public urbain.
Lors d’un groupe de travail, j’ai eu connaissance de l’existence d’ écocomparateur du type SEVE qui pourrait être un outil d’aide à la décision.
Le cg29 est en accord cadre sur les marchés d’enrobés


Pascal JAVELOT
le 24 février 2014 à 14:40

Expérience revêtements routiers Ville de Caen

Voci la démarche
expérimentée par la Direction de la Voirie de la Ville de Caen en matière d’empreinte
environnementale des revêtements de chaussées et trottoirs.
En 2009, le service Voirie/Gestion entretien a inclus un lot "Enrobé environnemental" lors du
renouvellement de son marché à bon de commande "Enrobés spéciaux pour entretien des
chaussées".
Les critères de jugement des offres avec la pondération correspondante étaient
1 – Valeur technique
- Performance mécanique (20 %)
- Impact environnemental (50 %)
2 – Prix des prestations 30%
L’impact environnemental a été jugé de la manière suivante :
· Composition du liant (12,5 %)
· Mode de fabrication (12,5 %)
· Conditions de mise en oeuvre (12,5 %)
· Recyclabilité (12,5 %)
De l’analyse des offres, il ressortait que tous les liants proposés et entrant dans la
composition des enrobés environnementaux étaient issus de ressources végétales. Une
distinction avait cependant été faite entre ceux extraits de dérivés ou sous-produits et ceux
extrait de matières premières entrant en compétition avec l’alimentation humaine.
Concernant leur fabrication et leur mise en oeuvre, toutes les entreprises avançaient des
gains énergétiques par rapport à des enrobés hydrocarbonés. Néanmoins ces gains
demeurent difficilement quantifiables.
De même la meilleure "recyclabilité" du matériau n’est aujourd’hui pas démontrée. Pour
preuve, les déchets d’enrobés environnementaux ne semblent bénéficier d’aucune filière de
traitement spécifique et sont assimilés à des "Déchets inertes" au même titre que les
enrobés hydrocarbonés à base de liants bitumineux.
Au final, une entreprise avait été retenue.
Une opération teste a ainsi été réalisée mais la Ville n’a pas souhaité reconduire le marché à
l’issue de la première année car l’analyse du critère "impact environnemental" prêtait trop à
discussion.
En effet, on se retrouve en présence de matériaux non normalisés et donc difficile à
comparer entre eux avec des compositions et procédés de fabrication souvent couverts par
le secret industriel ou des brevets qui n’autorisent pas les entreprises à en divulguer la
composition.
A ce titre, les informations recueillies lors de l’appel d’offre étaient essentiellement qualitative
et non quantitative. Exemple pour un fabricant de liant qui indique que son produit comporte
"une part significative de matière première d’origine végétale" sans aucun pourcentage.
Reste que ces matériaux ne peuvent pas non plus se substituer à tous les enrobés
hydrocarbonés notamment ceux ayant des performances mécaniques élevées (EME, BBM
liant élastomère, BBTM, …) et mis en oeuvre sur des zones fortement sollicitées (Voirie
réseau structurant, giratoire, couloir bus, …).
Leur usage se limite souvent à des aménagements à forte valeur ajoutée, peu circulés
(Trottoirs, piste cyclable, aire piétonnes, …) où le critère esthétique tient une place
importante si ce n’est prépondérante.
Dans ces conditions, la Direction de la Voirie a décidé de n’étudier la mise en oeuvre de tels
matériaux que dans le cadre d’opérations spécifique, à l’inverse des marchés à bon de
commande, où le maître d’ouvrage peut clairement poser des exigences esthétiques et
environnementales qui soient adapter à un contexte prédéfini.
En 2013, nous avons relancé un autre marché d’entretien à bon de commande
"Aménagement et réparation des sols et de la voirie".
Cette fois ci, nous avons pris en compte la démarche Agenda 21 de la Ville et les 2 actions
déclinées au niveau du Service et exposées ci-dessous :
Objectif n° 1 : Réduire l’impact environnemental des travaux de réfection des revêtements
routiers.
Moyen : Favoriser le développement de techniques routières alternatives en termes de
procédés de fabrication et de gestion des ressources naturelles
1 - Développer l’emploi d’enrobés "tièdes" limitant la consommation d’énergies fossiles
2 - Identifier des opérations pilotes permettant l’emploi de liants routiers
"environnementaux" via une consultation spécifique des entreprises.
3 - Etudier systématiquement la faisabilité technique et financière d’un retraitement en
place permettant de réduire la consommation en grave naturelle
Objectif n° 2 : Limiter la production de déchets ultimes générée par les travaux de voirie.
Moyen : Inciter les entreprises à valoriser leurs déchets routiers :
1 - Récupération des produits issus du rabotage des chaussées ("Agrégats")
2 - Assurer une traçabilité des mises en décharge
3 - Favoriser l’emploi de matériaux recyclés issus des filières de retraitement
Cette expérience nous a ainsi appris que l’on peut faire de l’environnemental, et mieux du
développement durable, en ne modifiant pas uniquement la nature des matériaux mis en
oeuvre et donc en reportant l’effort uniquement sur les entreprises mais également en
changeant notre approche des projets et notre manière de faire.
Pour plus d’informations vous pouvez éventuellement contacter Pierre CORNIQUEL,
Ingénieur responsable de l’entretien du patrimoine voirie et ouvrages d’art
Ville de Caen
Direction de la Voirie – Service Gestion et Entretien Durables
Tél : 02 31 75 48 99 / 06 11 71 17 46
pcorniquel@caen.fr


Laurence Cesbron
le 25 février 2014 à 12:27

Retour d’expérience Ville de Hambourg

Vous trouverez en cliquant sur le lien suivant un retour d’expérience de la ville de Hambourg "Recycled asphalt used for road surfacing in Hamburg, Germany" en anglais :
http://ec.europa.eu/environment/gpp/pdf/news_alert/Issue28_Case_Study60_Hamburg_recycled_asphalt.pdf

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